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Les murmures de Florence: Haïti et moi, une relation compliquée !

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Déjà 4 ans loin de toi, mon pays natal !

Il y a quatre ans, mon amour pour toi était, je dirais, sur un pied d’égalité avec celui que j’avais pour mon ex. En effet, tout le monde t’appelle « chérie », pour moi, tu étais mon chéri. Je ne peux pas expliquer pourquoi je te nomme « mon chéri » tout comme ceux qui t’appellent « ma chérie ».

Il y a quatre ans, j’étais au fin fond de l’Europe, mais toi, tu étais tellement présent dans mon cœur. On dirait que je ne t’avais jamais quitté. À l’époque, je n’avais qu’une seule envie, celle de te revoir. Je le répétais si souvent que maintenant je n’arrive plus à regarder en face les étrangers qui me félicitaient d’avoir un tel attachement à ton égard. Moi, je me disais: « à la fin de mes études, je retourne chez moi travailler, aider les jeunes, participer à la formation professionnelle de nos enseignants pour une meilleure éducation… » Faire ma part du boulot quoi ! Comme une mission qui m’était confiée dès la naissance.

Il y a quatre ans, j’ai bouclé un cycle dans mes études. « Il faut que je rentre ! », je me disais. J’avais fait mes valises pour te retrouver. Mes parents et mes amis pensaient, peut-être, que j’étais folle. Têtue comme j’étais, ils savaient que rien ne me ferait changer d’avis à part ma propre expérience avec toi. J’ai d’ailleurs refusé d’écouter tous les commentaires négatifs à ton sujet. Face à ce refus, ils m’ont souhaitée « bonne chance. »

Quatre ans après mon entêtement à revenir vers toi, je ne sais pas si je peux leur donner raison. Je ne saurais dire que j’avais raison non plus. De la chance, Dieu seul sait si j’en avais !
Je me demande encore aujourd’hui si je n’aurais pas mieux fait d’écouter mes proches. En même temps, je n’aurais jamais su que mon amour pour toi n’était pas réciproque. J’ai essayé de toutes mes forces pour que tu apprécies, au moins, mes efforts. J’ai fait ce que j’ai pu pour que tu partages mon ambition. Je m’étais mise à faire des projets énormes pour nous. On dirait que toi, comme on dit au Québec, que tu me niaisais, dans ta tête. Tu te disais, « encore une folle qui pense que je suis un phénix . » Je me suis sentie trahie.

Au final, je suis repartie les larmes aux yeux en te regardant patauger dans tes cendres. Impuissante devant la tournure que prenaient les circonstances. A chaque fois que je repense à notre relation, quelques questions persistent, Haïti. « Retrouverai-je un jour le courage pour te pardonner et recommencer à travailler pour toi ? Ne saura-t-on jamais quand et par quel miracle cela adviendra ?
Avenir, toi que l’on sollicite tant, je te laisse le temps de répondre. On n’est pas trop pressés, mais ne sois pas trop lent non plus !

Par Florence Gresseau

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