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Haïti: marche pour dire non au kidnapping et à l’insécurité

Manifestation en Haiti le 7 mars 2021 contre l'insécurité

Ce dimanche 7 mars 2021, sous les ordres des travailleurs de la santé, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans la capitale haïtienne (Port-au-Prince) contre l’insécurité marquée notamment par le kidnapping.
Indignés par l’assassinat du Dr Paddy- médecin pédiatre et professeur- le dimanche 28 février lors d’une tentative d’enlèvement, des professionnels de santé accompagné par des militants politiques ont gagné les rues pour dire non à l’insécurité et au kidnapping.

Des milliers d’individus ont même marché dans les rues de la capitale dans l’idée de faire valoir le droit des Haïtiens de vivre en toute tranquillité, sans aucune crainte de se faire enlever ou tuer par des bandits qui opèrent à visière levée dans les 10 départements du pays. L’assassinat de Dr Paddy est en quelque sorte la raison de cette marche.

Partant du Centre-ville de Port-au-Prince, les manifestants ont traversé les avenues John Brown et Martin Luther King, avant de rejoindre un autre groupe au Carrefour de l’aéroport. Ils ont foulé l’autoroute de Delmas jusqu’à Delmas 60, avant de revenir au Centre-ville en passant par Bourdon et Canapé-vert. Organisée spécifiquement pour exiger aux dirigeants de combattre les actes de kidnapping et d’assassinat, la marche a été une occasion d’honorer la mémoire de Dr Ernst Paddy, assassiné récemment devant sa clinique privée à Chemin des Dalles, lors d’une tentative de kidnapping.

Il est à signaler que plusieurs secteurs et personnalités publiques, notamment des leaders de l’opposition et de la société civile, ont fait acte de présence dans la marche du dimanche 7 mars. Pour une autre fois, plusieurs personnes à mobilité réduite ont été remarquées dans les rues de Port-au-Prince. Au micro de la presse, certaines ont laissé croire qu’elles ne prétendent pas trouver justice maintenant pour les nombreux actes d’assassinats commis sous le régime de Jovenel Moise. Mais, précisent-elles, leur présence dans les rues, c’est pour réclamer le départ de l’équipe au pouvoir pour la mise en place d’un système qui pourra répondre aux aspirations du peuple haïtien.

Par ailleurs, les manifestants ont lancé un appel aux acteurs de la communauté internationale qui, disent-ils, n’agissent pas en tant que véritables amis d’Haïti. « Un pays ami d’Haïti ne supporterait pas ce régime qui symbolise la peur, la terreur, et qui est à la base de tous les maux d’Haïti durant ces dix dernières années », déclarent certains militants de l’opposition au pouvoir en place qui tiennent l’OEA et l’ONU pour responsables de la détérioration de la situation socio-économique du pays. Toujours dans le viseur des manifestants, la représentante du secrétaire général de l’ONU, Helen Meagher La Lime, a été encore une fois indexée par des manifestants qui l’accusent d’être la béquille du président de la République.

Par Mackenson Pierre Louis, correspondant en Haïti

1 Comment on Haïti: marche pour dire non au kidnapping et à l’insécurité

  1. Demonstration de force pacifique contre Jovenel Moise, la dictature et les kidnappings le dimanche 28 fevrier 2021 La collegue de Peterson, Burgie croit pour sa part qu’il est temps d’exiger un nouveau modele de gouvernance. « Je suis frustree. Je recois quotidiennement de mauvaises nouvelles. C’en est trop. J’en ai marre de me murer dans mon silence. Je marche aujourd’hui pour dire que je suis fatiguee du kidnapping, de l’insecurite. Nous voulons la paix. Nous voulons un meilleur systeme de sante. Il faut que les jeunes puissent aller a l’universite. Comme protestante, je viens apporter ma contribution, je viens joindre ma voix a celle des autres qui reclament le changement. Il faut un changement total », a-t-elle reclame.

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