Vers une solidarité mondiale des peuples noirs : histoire, défis et perspectives
Jean Calvin Mbayen auteur du livre " De la Décadence à l’Excellence des Peuples Noirs" paru en janvier 2026
Dans son livre « De la Décadence à l’Excellence des Peuples Noirs » paru en janvier 2026 ,Jean-Calvin Mbayen aborde à la fois les grandes injustices historiques — comme l’esclavage, la colonisation et la ségrégation — et la nécessité d’une solidarité internationale et d’initiatives nouvelles pour favoriser la renaissance et l’excellence des communautés noires. L’auteur Jean-Calvin Mbayen voit dans l’écriture une forme d’engagement inspiré et un moyen de défendre la mémoire et l’avenir des peuples noirs.
L’auteur Jean-Calvin Mbayen explique que l’écriture a toujours occupé une place importante dans sa vie. Selon lui, la période de la retraite représentait une occasion idéale pour enfin se consacrer pleinement à cette passion longtemps nourrie. Il affirme que l’idée du livre “De la Décadence à l’Excellence des Peuples Noirs” lui est apparue comme « une inspiration divine », ce qui l’a conduit à entreprendre un travail de recherche documentaire qui s’est étendu sur plus de huit années. Aujourd’hui, précise-t-il avec satisfaction, le résultat de cet engagement se trouve entre les mains des lecteurs.
Jean-Calvin Mbayen raconte également qu’à la fin de son expatriation au Congo, il a été marqué par une série inhabituelle de rêves et de songes. Lui qui, d’ordinaire, se souvient rarement de ses rêves, dit avoir traversé une période où ceux-ci étaient particulièrement fréquents et marquants. Il se rappelle les avoir racontés à son entourage à plusieurs reprises, au point que cette expérience est devenue, selon ses propres mots, « une sorte d’obsession ».
Il évoque aussi des épisodes surprenants durant son sommeil : lui qui n’a pas l’habitude de parler en dormant, s’est parfois surpris à défendre des figures symboliques comme Superman ou le Roi Lion, mais aussi, plus largement, des personnes noires et métisses injustement traitées. En réfléchissant à ces expériences, Jean-Calvin Mbayen en est venu à considérer que l’écriture pouvait devenir une forme d’engagement. Il estime que « la plume doit servir d’arme » pour rappeler certaines vérités historiques, défendre les opprimés et ouvrir une réflexion sur l’avenir d’une population qui compte aujourd’hui environ 1,4 milliard de personnes et qui pourrait représenter près du quart de l’humanité à l’horizon 2040.
Dans son ouvrage “De la Décadence à l’Excellence des Peuples Noirs”, l’auteur aborde plusieurs grandes pages de l’histoire. Il analyse notamment la traite des Noirs par les Européens et les Arabes, la colonisation du continent africain, la ségrégation raciale aux États-Unis, l’apartheid en Afrique du Sud ainsi que certaines exactions plus contemporaines. Il n’hésite pas non plus à évoquer les dérives de certains dirigeants africains. Toutefois, Jean-Calvin Mbayen précise que son livre ne se limite pas à un constat sombre : le premier tome se conclut volontairement par des perspectives positives et des pistes de reconstruction.
Pour nourrir cette vision, l’auteur affirme vouloir s’inscrire dans l’héritage de grandes figures intellectuelles et politiques qui ont combattu ces injustices. Il cite notamment W. E. B. Du Bois, Kwame Nkrumah, Léopold Sédar Senghor, Um Nyobè et Aimé Césaire. Selon Jean-Calvin Mbayen, ces personnalités ont ouvert des voies de réflexion et d’action qu’il convient aujourd’hui de poursuivre.
Dans cette perspective, il propose la création de nouvelles institutions destinées à renforcer la solidarité mondiale des peuples noirs. Il évoque ainsi l’idée de mettre en place, à partir de zéro, un Congrès panafricain renouvelé, une Organisation mondiale des Noirs, un Fonds monétaire des Noirs ainsi qu’une Banque d’investissement des Noirs. Dans sa vision, un Congrès mondial des Noirs chapeauterait plusieurs congrès continentaux couvrant l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Océanie. Pour l’auteur, ces initiatives pourraient marquer une étape importante vers « la renaissance de la solidarité entre les Noirs de la planète ».
Jean-Calvin Mbayen évoque également certains projets concrets qui pourraient accompagner cette dynamique. Parmi eux figurent la Grande Muraille verte du Sahara, destinée à lutter contre la désertification, ainsi qu’un vaste programme de reboisement d’Haïti afin de restaurer cette partie de l’île dans un état comparable à celui de Saint-Domingue.
L’auteur rappelle enfin certains faits historiques majeurs concernant la traite négrière. Il souligne que la traite orientale s’effectuait souvent par des razzias à travers le Sahel et par des déportations à travers l’océan Indien, avec l’île de Zanzibar comme port de transit. Les estimations évoquent environ 10 à 17 millions de personnes déplacées et près de 1,5 million de décès.
Cependant, Jean-Calvin Mbayen insiste sur le fait que la plus grande catastrophe humanitaire reste le commerce triangulaire organisé par les Européens. Celui-ci consistait à transporter des esclaves noirs depuis les côtes atlantiques africaines vers l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Les estimations varient selon les études, mais certaines évoquent entre 35 et 50 millions de personnes déportées, avec plusieurs millions de morts.
Enfin, l’auteur constate que les peuples noirs sont aujourd’hui dispersés, volontairement ou non, sur l’ensemble des continents et qu’ils ne disposent pas toujours de structures communes de regroupement. C’est pourquoi, selon Jean-Calvin Mbayen, la création d’une Organisation mondiale des Noirs pourrait constituer « une nouvelle donne » capable de favoriser une coopération mondiale et d’initier une dynamique collective tournée vers l’excellence.
Par Ansou Kinty



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