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Ces magnats africains qui dament le pion aux multinationales

Ils ont mis en place des services, une production et une distribution locale : une poignée d’hommes d’affaires dominent leur marché et partent à la conquête du continent.

À l’instar du businessman nigérian Aliko Dangote, certains entrepreneurs africains font jeu égal avec les multinationales. Tour d’horizon secteur par secteur.

Ciment

Désormais, le nigérian Dangote Cement, qui dispose d’une dizaine de cimenteries sur le continent, rivalise avec les géants que sont le français Lafarge, le suisse Holcim et l’allemand Heidelberg. Le marocain Cimat (Ciments de l’Atlas), d’Anas Sefrioui, suit son exemple dans le royaume, mais aussi en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Ghana.

Originalité du magnat, fondateur du géant immobilier Addoha : il utilise le clinker (mélange de calcaire et silice dont on fait le ciment) fabriqué par ses usines marocaines pour approvisionner ses broyeurs subsahariens. Le ciment ainsi produit alimente les chantiers de son groupe dans ces pays.

Pétrole

Depuis le rachat des actifs de la major ConocoPhillips, le nigérian Oando peut aussi s’enorgueillir de rivaliser avec les majors du secteur présents dans le pays, dont Total, Shell et BP. Il couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction jusqu’aux stations-service.

Télécoms

Le sud-africain MTN fait figure de leader en Afrique, face aux mastodontes internationaux Orange et Vodafone.

Textile

Au Maroc, Karim Tazi est de ceux qui ont adapté avec succès des idées venues de l’étranger. Il a lancé en 2003 sa propre ligne de prêt-à-porter. En dix ans, il s’est imposé dans l’univers de la mode féminine. Sa marque, Marwa, concurrence désormais les grandes enseignes internationales au Maroc (Zara, Mango, Massimo Dutti, H&M), et arrive même à s’exporter au-delà des frontières.

Parti d’un seul magasin, sa société, Folly Fashion, compte désormais une soixantaine de points de vente, dont sept en Arabie saoudite et une en Libye. Et Karim Tazi, qui a rapatrié ses designers à Casablanca, compte bientôt s’attaquer à l’Afrique subsaharienne.

Ameublement

Le marocain Kitea a devancé le géant suédois Ikea. Lancée au milieu des années 1990 par Amine Benkirane, l’entreprise a révolutionné le marché de l’ameublement dans le royaume en offrant une alternative au seddari, le salon traditionnel. Kitea est désormais leader du marché de l’ameublement, avec un réseau de plus de 50 magasins, dont un à Kinshasa, en RD Congo. Benkirane affiche désormais une ambition claire : que la marque devienne une référence sur tout le continent.

Source: Jeune Afrique

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