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Vers un monde plus juste toutes orientations confondues

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C’est dans une salle de théâtre remplie de spectateurs enthousiastes que le cinéma Politica de l’Université de Concordia a accueilli la soirée d’ouverture du Festival international du film LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels) afro-caribéen qui s’est tenu du 25 février au 1er mars.

 

Pour cette 6e édition, les antres du cinéma Politica ont projeté en première partie, un court documentaire de Laurent Maurice Lafontant intitulé Au delà des images. À cette occasion,  l’organisation Arc en ciel, partenaire du festival et présente lors de l’évènement en a profité pour souligner son rôle dans la lutte contre l’homophobie.

 

Ce documentaire servira d’outil éducatif afin d’aider à lutter contre l’homophobie et la violence qui en découle. Au-delà des images, présente de manière poétique et parfois imagée les témoignages de personnes non LGBT souhaitant briser les tabous et engager la réflexion.

 

Afin de rappeler le rôle de chacun pour une société égalitaire et juste, deux invités d’honneur ont fait le déplacement d’Afrique du Sud jusqu’à Montréal, Tshepo et Thoba Sithole-Modisan. « Nous sommes fiers en tant que couple homosexuel de s’être mariés dans les traditions […] mais plus important encore, nous voulons enseigner au monde que l’amour triomphe par dessus tout. » ont-ils déclaré lors de l’ouverture.

 

En seconde partie et en avant première québécoise, la projection du film God Loves Uganda de Roger Ross Williams explore le rôle du mouvement évangélique américain en Ouganda. Le film suit les chefs évangéliques en Amérique et en Ouganda ainsi que les politiciens et les missionnaires dans leur tâche radicale d’éliminer « l’immoralité sexuelle » et de convertir les Ougandais au fondamentalisme chrétien.

 

Alors que l’on célèbre à travers le monde le Mois de l’Histoire des Noirs, le festival Massimadi rend visibles les communautés LGBT du monde entier tout en rappelant le message de Nelson Mandela lors de son discours d’investiture le 10 mai 1994 : « Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. »

 

Tout récemment, le gouvernement Ougandais a publié une liste de 200 personnes déclarées homosexuelles. Le Lundi 24 mars, le président de pays Yoweri Museveni a promulgué une loi qui durcit la répression sévère de l’homosexualité, en prohibant toute promotion de la sexualité et en encourageant la dénonciation de quiconque s’affiche homosexuel.

 

Les observateurs craignent que cette nouvelle loi n’encourage le harcèlement et les violences dont sont déjà largement victimes les homosexuels en Ouganda, où l’homophobie est alimentée par les puissantes églises évangéliques.

Tahia Wan

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