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Sénégal: Séminaire en médecine naturelle avec anamed International au monastère de Keur Moussa

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Le monastère bénédictin de Keur Moussa, au Sénégal, était pour la seconde fois l’hôte d’un séminaire annuel en médecine naturelle qui a eu lieu du 13 au 20 novembre 2015. Ce séminaire était organisé par l’ONG anamed (Action pour la Médecine Naturelle).

Cette organisation, dont le siège est localisé à Winnenden en Allemagne, fut fondée en 1985 par le pharmacien Hans-Martin Hirt en collaboration avec des guérisseurs africains. Sa mission consiste à promouvoir dans les pays en développement d’un nouveau concept de médicine naturelle axé sur la production de médicaments à base de plantes médicinales tropicales. L’organisation offre aussi des séminaires dans différents pays africains et asiatiques, où elle s’est forgée une excellente réputation auprès des gouvernements et des communautés religieuses locales.

Cette année, les participants du séminaire étaient au nombre de 30 et provenaient de multiples pays (Sénégal, Guinée-Bissau, Bénin, Allemagne, Canada). Parmi les professionnels présents, il y avait notamment le président de l’Association mémoire scientifique du Sénégal et phytothérapeute monsieur Bachirou Gaye ainsi que l’herboriste du monastère de Keur Moussa, le Frère Élie Diouf.

Parmi les sujets traités, il y avait entre autre l’utilisation de plantes comme l’Artemisia annua (Armoise chinoise), l’Azadirachta indica (Nime indien), l’Allium sativum (Ail), la Carica papaya (Papayer) ainsi que le Moringa oleifera (Moringa). Ces plantes peuvent servir à soigner des maladies courantes en Afrique comme le paludisme, la diarrhée, le VIH, les maladies de la peau, les plaies, les brûlures, les furoncles et les abcès.
Séminaire

La médecine naturelle demeure un enjeu important dans de nombreux pays en voie de développement. Elle permet de soigner des populations à statut économique précaire en leur fournissant des remèdes fabriqués localement, à un prix abordable et dont l’efficacité fut prouvée à maintes reprises. Selon anamed, le grand défi reste encore la reconnaissance légale de cette pratique. Dans de nombreux pays africains, un guérisseur traditionnel est encore passible d’une peine de prison pour pratique illégale de la médicine.

Suite à ce séminaire, les participants sont invités à partager et diffuser les connaissances acquises en matière de médecine naturelle.

Simon Cloutier-Cyr

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