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Quitter l’Afrique par la mer, souvent au péril de sa vie

Loin de mon pays natal qui est l’Algérie, je me suis habitué à ne plus suivre quotidiennement les nouvelles dont je ne peux garantir leur véracité, tellement il y a des fake news véhiculées par des médias à la solde du système, qui a pris tout le pays en otage et dilapider ses richesses enfuient sous terre depuis des millions d’années. Ou également propager par l’autre clan qui veut reprendre le pouvoir et n’hésite pas à faire sa propagande à travers des journaux (en papier et électronique), des chaines de télévision privées et les réseaux sociaux (la nouvelle arme très efficace car c’est anonyme, impersonnelle qui propage les nouvelles vraies ou fausses plus vite que la traînée de poudre voir même plus vite que le téléphone arabe).

Par contre un phénomène qui a pris de l’ampleur ces derniers temps m’interpelle car je l’ai validé par moi-même durant un court séjour que j’ai effectué récemment en Algérie pour des raisons familiales. 13 jeunes hommes dans la fleur de l’âge ont perdu leur vie quelque part dans la mer Méditerranée entre le littoral algérien et italien. Des jeunes qui ont payé leur place pour la traversée de la mer au prix fort, quitte à s’endetter auprès de leur famille, amis et voisins. Pour la traversée, ces jeunes montent souvent dans des petites barques dédiées initialement à la pêche artisanale et utilisées par des hommes improvisés passeurs pour enrichir des nababs qui sont sans scrupule devant la détresse humaine.

Plusieurs questions tournent en boucle dans ma tête :
Comment un jeune homme dans la fleur de l’âge décide-t-il de risquer le tout pour tout et partir dans une petite barque où il entassé comme une sardine avec ses semblables pour traverser une mer déchaînée , furieuse, les faisant vaciller dans le creux de ses vagues, pour les dissuader de continuer leur périple macabre en pleine saison d’hiver? Dans quel état psychologique se trouve-t-il avant de faire le premier pas? Quelles sont les éléments externes qui ont favorisé l’émergence de cette idée? Sont-elles d’ordre sociologiques, économiques, politiques, psychologiques, psychiatriques? Sont-ils d’ordre mystique? Est-ce une action dotée de sa propre énergie? Où il s’agit d’une synergie due à tous les éléments que je viens d’évoquer? Est-ce un phénomène de mode, dont les jeunes ignorent les conséquences réelles?

Pour être plus objectif, il serait logique de comparer cette nouvelle génération avec celle qui a tenté bien avant elle, dans les années 90 en pleine guerre civile en Algérie, le passage vers l’Europe et l’Amérique du Nord. Quelles sont les éléments qui sont commun pour les 2 vagues? Quel sont les moyens utilisés jadis?

Comme il faudrait prendre en considération les autres Africains qui passent par le grand désert algérien et monter vers le nord dans l’espoir de faire partie du lot qui prendra une barque et partir vers l’Europe. Sans oublier le même phénomène qui se produit en même temps avec la même ampleur chez les frères et voisins marocains et tunisiens. J’y reviendrai dans mon prochain article.

Par Abdellah Merani

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