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Pourquoi l’Algérie est le premier importateur africain d’armes?

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Pourquoi l’Algérie est le premier importateur africain d’armes? s’est interrogé le journal El Watan dans sa rubrique El Watan Weekend écrit la fin de semaine passé et consacré à la politique d’armement du pays d’Abdelaziz Bouteflika.

Dans cette rubrique, le journal algérien croit savoir la réponse.  » AQMI, prolifération des armes, frontières poreuses… Dans un contexte régional fragilisé par les crises malienne et libyenne, l’Algérie consacre des milliards à son armée » a écrit El Watan. L’Algérie partage ses frontières avec deux pays qui traversent des crises politico-militaires (Mali, Libye) et fait face aux menaces islamistes.

Si l’effort de comptabilité n’a jamais été fait, les experts estiment que l’Algérie a importé plus de 100 milliards de dollars d’armement depuis 1962 et entre le tiers et la moitié ces dix dernières années. L’embellie financière et la manne pétrolière ont beaucoup aidé à l’explosion des acquisitions, au point où Alger s’est vue propulsée, alors que l’économie mondiale était en berne, dans le carré très fermé des pays grands importateurs d’armes, selon le journal algérien. « En 2013, notre pays a figuré, pour la première fois, dans le top 10 des pays importateurs d’armes, aux côtés de l’Inde, de l’Arabie Saoudite et de la Chine, traditionnels barons du commerce. » a commenté le média au pays de Bouteflika. « Mieux, l’Algérie est non seulement le premier importateur d’armes en Afrique, mais elle représente, à elle seule, 36% des flux entrants vers le continent noir, loin devant le Maroc qui, faute de moyens, a abandonné la course à l’armement, au profit de stratégies d’équipement transverses lui permettant de répondre aux enjeux du moment. »

Parmi les fournisseurs d’armes à l’Algérie, le journal cite la Russie comme principal marchand historique « avec une gamme d’armement très complète, peu coûteuse, très robuste et suffisante aux besoins de l’armée algérienne. » Pour rattraper son retard en matière d’armement entre les années 80 et 90, le pays a décidé de s’équiper. De fait, il a signé avec le président russe Vladimir Poutine, à Alger en 2007, un accord sur la conversion d’une dette de 4,7 milliards de dollars en une commande de 7 milliards de dollars d’armes de pointe composées d’avions de chasse, de sous-marins. Il signera un autre contrat de 10 milliards d’euros en 2011 avec l’Allemagne pour livrer des blindés, des frégates et des équipements électroniques.

Afrikcaraibmontreal.com, avec El Watan

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