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Mélanie Joly, candidate à la députation fédérale: « l’Afrique a un potentiel extraordinaire »

Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien
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« L’Afrique, c’est quand même le continent qui a un potentiel extraordinaire » a indiqué Mélanie Joly, candidate à la députation libérale fédérale dans Ahuntsic-Cartierville de Montréal comptant pour les élections qui auront lieu le 19 octobre prochain. L’Afrique, c’est une population jeune, qui progresse au niveau démographique, démocratique, numérique. Pour ces raisons, La candidate libérale fédérale projette – si elle est élue députée – de peser de tout son poids pour que les liens entre l’Afrique et le Canada se renforcent. Dans la première partie de l’entrevue qu’elle nous a accordée jeudi dernier, Mme Joly est revenue sur sa victoire contre ses concurrents libéraux, son projet de développement économique d’Ahuntsic-Cartierville, son plan de match pour battre son future rivale, Maria Mourani du Nouveau parti démocratique (NPD).

Bonjour Mélanie Joly, pouvez-vous vous présenter d’abord?

Moi, c’est Mélanie Joly. Je suis candidate pour le Parti libéral dans la circonscription d’Ahuntsic-Cartierville.

Le 23 août dernier, vous avez été investie candidate du parti libéral à Ahuntsic-Cartierville au terme d’une course qui a impliqué quatre personnes. Qu’est ce que ça vous fait, votre victoire?

Je suis très contente. J’avais des rivaux, des compétiteurs qui étaient très bons, qui ont mené une bonne lutte. Et en même temps, ça été l’occasion pour moi de faire campagne depuis le mois de février pour comprendre davantage les intérêts, les demandes, les préoccupations de la population. Vous savez, mon équipe et moi, on a travaillé extrêmement fort. J’ai fait plus de 7000 appels auprès de la population. On a visité des centaines de familles. Donc, je suis bien outillée en ce moment pour faire face, dans le fond, à la députée qui est élue depuis 9 ans, Mme Maria Mourani, qui a déjà été au Bloc québécois, et qui se présente maintenant sous l’enseigne du NPD.

Qu’est ce que vous aimeriez faire qu’elle n’a pas fait,l’actuelle députée?

Je suis très critique par rapport au legs en matière économique de Mme Mourani parce que le plus important pole d’emplois, l’endroit dans la circonscription qui devait être le moteur économique d’Ahuntsic-Cartierville, c’est Chabanel. Et Mme Mourani a absolument rien fait au cours des dix dernières années pour relancer le quartier, le secteur. Vous savez, Chanabel, ça avait été déjà 50 000 emplois et c’est à peine 10 000 emplois maintenant. Il y a eu 187 fermetures d’usines. Au cours des dix dernières années, il y a eu des milliers d’emplois perdus, et malheureusement, le secteur n’a pas pu être valorisé par le gouvernement fédéral. Il n’y a pas eu d’investissements en développement économique pour créer des emplois. Pour moi, la priorité d’Ahuntsic-Cartierville, c’est de relancer le secteur Chabanel et de créer des emplois durables.

Comment comptez-vous y faire, comment comptez-vous créer des emplois?

Nous, comment on voit ça, c’est d’investir dans le développement économique pour soutenir le secteur manufacturier de haute technologie. En ce moment-là, on va pouvoir avoir des entrepreneurs qui vont pouvoir s’installer dans les millions de pieds carrés qui sont à louer présentement. Et qui non seulement vont pouvoir fleurir, mais aussi vous pouvoir attirer d’autres entrepreneurs de start-ups, comme dans d’autres quartiers à Montréal ,que ce soit le Vieux-Montréal ou le Mile-End, mais aussi ailleurs dans le monde, comme à Paris, en Allemagne ou Toronto.

Maintenant que vous allez faire face à Maria Mourani, quel est votre plan de match pour les jours à venir?

Moi, je suis en recrutement de bénévoles. Donc on a une très bonne organisation. On s’assure d’aller à la rencontre de plusieurs citoyens d’Ahuntsic-Cartierville, de communiquer auprès d’eux de différentes façons. Autant en participant à des débats, autant en allant en leur rencontre dans des événements que en les contactant via les médias sociaux. Tout ça pour faire en sorte de continuer notre dialogue avec les citoyens d’Ahuntsic-Cartierville.

J’ai vu que vous avez été dans pleins d’événements surtout à l’organisme d’Entraide de Bois-de-Boulogne pour les immigrants et aussi à l’école Sourp Hagop pour les refugiés syriens, quel place l’immigration occupe dans votre campagne?

C’est sur que Ahuntsic-Cartierville, c’est l’endroit où il y a la plus grande communauté syrienne au Québec. Et on sait que 60% des refugiés syriens au Canada viennent au Québec. Donc ils se retrouvent en grande partie dans le quartier d’Ahuntsic-Cartierville. Alors ça va de soi qu’il faut s’assurer de bien soutenir des organisations communautaires, les écoles qui accueillent les enfants et parents des refugiés syriens. En tant que candidate pour devenir députée libérale fédérale, les questions d’immigration sont très importantes pour moi, toutes les questions de processus de demandes d’asiles, de parrainage privé et d’aide à l’intégration des refugiés. C’est pour cela que je voulais vraiment comprendre quels étaient les enjeux des citoyens de la circonscription pour pouvoir ensuite bien présenter un plan de match qui est adapté aux besoins de la population.

Et le 15 septembre dernier, vous avez participé à un forum sur: Afrique – Canada, quels perspectives pour l’avenir? Pour vous, qu’est ce qu’il faut renforcer dans les relations entre l’Afrique et le Canada?

L’Afrique, c’est quand même le continent qui a potentiel extraordinaire. D’ici 2050, la population de l’Afrique devrait doubler: 2.2 milliard de personnes vont probablement habiter dans les 54 pays. En plus, c’est 41% de la population qui a 15 ans ou moins. C’est un boom démographique, plusieurs jeunes. Et aussi, il y a de beaux progrès au niveau démocratique dans certains pays. Et non seulement ça, ce qui arrive, c’est qu’il y a de belles avancées numériques. D’ailleurs, la Côte d’Ivoire va célébrer sous peu le premier festival africain du Numérique. Moi, quand, je regarde ce qui se passe à Kigali par exemple, il y a beaucoup d’investissements pour créer de nouvelles infrastructures, notamment en transport en commun qui sont d’avant-gardes. Alors l’opportunité pour le Canada, c’est vraiment de pouvoir développer davantage des liens, se réinvestir en Afrique, parce que qu’il ya eu un désistement complet de l’Afrique sous le gouvernement Harper parce qu’il y a eu de la fermeture d’ambassades, la réduction de personnel, il y a eu des problèmes au niveau des demandes de visas. Ça était plus complexe pour les gens de demander des visas que ce soit des investisseurs ou des touristes. Moi, je veux faire en sorte que le gouvernement libéral révise tout ça, se réinvestisse davantage en diplomatie en Afrique. Et faire comme d’autres pays dans le monde que ce soit le Brésil, l’Inde, la Corée qui, eux, ont vu le potentiel de l’Afrique et ont décider de s’y investir. Comme d’ailleurs la Chine le fait en ce moment en Afrique.

Est ce que vous avez déjà été en Afrique?

Oui, je suis déjà allée au Maroc. Je suis allée en Israël, mais c’est plus au Moyen Orient. Je ne suis pas allée dans d’autres pays africains malheureusement. Mais j’aimerais beaucoup y aller. C’est sur que c’est dans mon plan.

Dans 2 ans?

Si ça pouvait se faire cette année ou en début de l’année prochaine, ce serait extraordinaire !

La dernière question à propos de votre victoire, que diriez-vous aux gens qui trouvent les élections n’étaient pas transparentes?

Je pense que c’est historique ce qu’on a vécu à Ahuntsic-Cartierville. Il n’y a jamais eu autant de personnes qui sont devenues membres du parti libéral. 5200 personnes sont devenues membres. Et les candidats, on a travaillé extrêmement fort pour aller chercher des nouveaux membres, convaincre des membres existants. Il y avait un processus démocratique qui a été respecté, plusieurs personnes sont venues voter. Je suis très contente du résultat. Vous savez, j’ai gagné au troisième tour. Alors c’est pas comme si c’était une victoire qui s’est faite facilement: ça a été à l’arraché.

Quel a été votre point fort? qu’est ce qui a fait la différence, selon vous?

Quand je me suis présentée à la mairie de Montréal (en 2013), j’ai failli gagner, mais je n’avais pas l’organisation politique nécessaire, la machine politique qu’il fallait . Là, j’ai été capable de créer une très bonne équipe. Ultimement, c’est beaucoup de travail et un bon travail d’équipe.

En 2013, vous avez été élue par le journal La Presse parmi les 10 femmes qui feront l’avenir du Québec. Peut-on dire c’est quelque chose qui est entrain de se réaliser?

Écoutez. Je poursuis mes rêves. Je poursuis ma mission de vie qui est de m’impliquer dans ma société. Et non seulement ça, je crois profondément que la politique est un vecteur de changement, parce qu’on pense tout le temps qu’on peut améliorer le sort des gens en s’impliquant, en partant une grande compagnie dans le milieu des affaires ou en s’impliquant dans le milieu communautaire par la voie des domaines des arts ou de la science. Mais rarement, on pense qu’on peut l’améliorer en politique. Moi, je pense le monde politique peut être vecteur de changement. On peut arriver avec des idées pour améliorer le sort des gens. Je vous ai parlé des relations avec l’Afrique, c’est un exemple concret que le Canada peut donner pour améliorer le sort de la population.


Quel est votre dernier mot?

J’espère que tous ceux ou celles habitent Ahuntsic-cartierville, j’aurai le privilège de pouvoir compter sur leur vote, leur confiance le 19 octobre prochain. Si y en a qui d’entre vous sont intéressés à s’impliquer n’hésitez pas à nous contacter via les médias sociaux ou à infos@joly2015.ca

Propos recueillis par Ansou Kinty

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2 Comments on Mélanie Joly, candidate à la députation fédérale: « l’Afrique a un potentiel extraordinaire »

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