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Louise Mushikiwabo : une candidature qui divise le monde francophone

Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie

Le XVIIe Sommet de la Francophonie tiendra ses assises du 11 au 12 octobre à Erevan. À cette occasion, les États et Gouvernements membres choisiront le Secrétaire général pour les quatre prochaines années. La Rwandaise Louise Mushikiwabo est la seule qui se porte candidate pour succéder à l’actuelle Secrétaire générale qui achève son mandat à la tête de cette Organisation.

Depuis l’annonce de sa candidature, le 23 mai dernier par le Président Emmanuel Macron pour sceller le pacte qu’il espère avec le Président Paul Kagame, Louise Mushikiwabo n’a pas été très explicite sur ses ambitions réelles pour la Francophonie. L’actuelle ministre rwandaise des Affaires étrangères n’en avait que pour le rapprochement entre son pays et la France qu’elle n’a pourtant cessé de vilipender avec virulence autrefois.

Ce n’est que tout récemment, dans un entretien accordé à l’Agence France Presse (AFP), qu’elle a exposé brièvement sa vision et ses priorités, si elle était choisie. Pêle-mêle, Mme Mushikiwabo a parlé de divers sujets qui lui tiendraient à cœur, entre autres de la promotion de la langue française, il le faut bien pour accéder à la fonction. Elle estime que la visibilité de la langue française peut être améliorée sur le plan international et que « l’OIF pourrait faire beaucoup plus pour peser sur la scène mondiale […] » et elle promet « d’apporter un vent de renouveau à la Francophonie » si elle était élue à la tête de cette Organisation.

Les quatre priorités de son programme d’actions pour les quatre années à venir sont détaillées brièvement sur son site Internet de campagne et sont essentiellement consacrées au rayonnement de la langue française, à la pertinence de la Francophonie, à l’emploi des jeunes, et à l’échange de bonnes pratiques.

Répondant à la question de l’AFP sur le déficit accablant de démocratie et le non-respect des droits de la personne et des libertés fondamentales dans son propre pays, la candidate du Rwanda s’est portée à la défense de son pays, en tentant de formuler ce qu’elle entend par démocratie :

« Toute la notion de démocratie et des droits, ce n’est pas toujours très clair et très précis ce qu’on veut dire par là. On a collé une étiquette au Rwanda par rapport à ces questions de liberté. Je suis très fière de la gestion politique du Rwanda. Je vois ce que, pas tout le monde, mais la majorité des Rwandais pensent. Ils sont contents du système démocratique qui est là… »

On est bien loin des termes de référence dans lesquels la Francophonie énonce les principes, balises, responsabilités et éléments fondamentaux en démocratie, consacrés entre autres dans la Déclaration de Bamako et dans combien de Conventions internationales que les États membres de l’OIF, dont le Rwanda, ont dûment signées et ratifiées.

Il est par ailleurs important de noter que de nombreux observateurs de l’OIF expriment leur très grande inquiétude et que certaines voix critiques s’élèvent pour exprimer leur crainte quant à l’avenir même de l’Organisation. C’est le cas notamment de l’universitaire Véronique Tadjo qui, dans une récente tribune publiée dans le site Internet du journal Le Monde, redoute la polarisation au sein de l’Organisation et le bras de fer possible qui s’annonce entre le Canada et le Rwanda pour le Secrétariat général de la Francophonie, et souligne que « la candidature de Louise Mushikiwabo ne se justifie pas dans le cadre d’une Francophonie rassembleuse ».

Louise Mushikiwabo en banalisant autant la démocratie, la défense des droits et les libertés, mais en insistant de manière si emphatique sur la promotion de la langue française, s’efforce de rejoindre la projection d’Emmanuel Macron pour « une nouvelle Francophonie » qui devrait se limiter au rayonnement, à l’enseignement et à l’usage du français dans le monde. L’action politique et la prévention des crises étant, dit-il, du ressort d’autres Organisations, pas de l’OIF.

C’est tout le contraire de la définition des objectifs inscrits dans l’article 1er de la Charte de la Francophonie qui fait de l’action politique l’un de ses piliers. Plus surprenant encore est de vouloir même miser sur une ministre rwandaise pour promouvoir avec conviction l’usage et le rayonnement de la langue française, quand dans son propre pays, sous le régime de Paul Kagame, le français est banni comme langue d’enseignement et de travail dans l’administration publique. De plus, elle n’est surtout pas celle qui fera siennes les valeurs universelles, autre objectif clairement inscrit dans la Charte de la Francophonie, et qui sont si chères à l’Organisation.

On aura aussi compris que parce le Rwanda, dont elle est ministre des Affaires étrangères, affiche hélas, un portrait peu reluisant au chapitre du respect des droits de la personne et des libertés fondamentales. Sinon, comment s’attendre à ce que Louise Mushikiwabo, qui ne réalise pas encore que son pays ait des défis considérables à relever dans le domaine des droits de la personne, puisse s’engager résolument en faveur d’actions d’accompagnement des États dans leurs efforts de consolidation des processus démocratiques et des institutions garantes de l’État de droit ?

Malgré tout le soutien d’Emmanuel Macron à la candidature rwandaise comme partie de l’opération visiblement pour construire une relation de coopération et faire baisser la tension diplomatique qui perdure depuis 1994 entre les deux pays, le Rwanda n’a, quant à lui, pas bougé d’un iota. Il n’y a toujours pas des signaux clairs en provenance de Kigali qui permettraient de croire au dégel possible des relations entre les deux pays ou à une volonté d’adhérer aux valeurs de la Francophonie.

Nous n’avons aucune raison de douter des bonnes intentions d’Emmanuel Macron et des efforts qui sont faits par la France pour normaliser ses relations avec le Rwanda. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se questionner sur la sincérité des uns et des autres, dans une telle démarche qui apparait clairement être à sens unique. À l’heure actuelle, la France ne dispose toujours pas d’ambassadeur accrédité au Rwanda, alors qu’inversement, ce dernier en a un en France.

Il convient de souligner par ailleurs que l’idée d’Emmanuel Macron de présenter la candidature de Louise Mushikiwabo, Paul Kagame affirmant n’avoir jamais démarché en ce sens, non seulement crée beaucoup de remous dans le gotha politique français et international, mais également au sein de nombreuses associations de défense des droits humains, parmi lesquelles Reporters sans Frontières (RSF) qui a d’ailleurs fait une sortie médiatique remarquée pour dénoncer les restrictions à la liberté de la presse et d’expression au Rwanda, Human Rights Watch, Amnistie internationale et combien d’enquêtes journalistiques qui dans leurs rapports dévoilent le côté sombre d’un régime brutal, répressif et dictatorial.

Le soutien de la France à la Rwandaise, au détriment de la Canadienne d’origine haïtienne a, au niveau national français, fait grincer les dents et vociférer certains ex-haut gradés de l’armée française qui se sont sentis trahis. Au niveau international, le Canada, le Québec, le Nouveau Brunswick maintiennent leur soutien au renouvellement du mandat de Michaëlle Jean et l’ont déclaré devant les instances de la Francophonie. De manière générale dans le monde francophone, c’est l’embarras, sur fond d’incertitude quant à l’avenir de l’Organisation.

Il y a tout à parier que c’est le choix de la raison qui devra primer sur les intérêts obscurs des uns et des autres, que les chefs d’État et de gouvernement sauront privilégier l’intérêt supérieur de l’Organisation contre tout autre mobile politicien ou stratégique, et que finalement, au nom de ce même intérêt supérieur de l’Organisation, Emmanuel Macron et Justin Trudeau sauront trouver un terrain d’entente pour désigner la personnalité qui serait plus encline à porter aisément les actions et missions qui font de l’OIF un acteur désormais incontournable et respecté à l’échelle mondiale.

Par Isidore KWANDJA NGEMBO, Politologue

2 Comments on Louise Mushikiwabo : une candidature qui divise le monde francophone

  1. Les présidents africains francophones n’ont pas pris l’initiative de soutenir la candidature de Mushikiwabo. Ils ont exécuté l’ordre du Président Français Macron.En effet, c’est Macron qui a crée cette candidature. C’est bien lui qui a contacté ces présidents pour leur demander de soutenir la candidature de la ministre de Kagame. A Nouakchott, ils se sont exécutés. Lors de l’entretien avec Jeune Afrique, Mushikiwabo a été limpide. Kagame n’a rien demandé au Président Français. Il a confirmé les déclarations publiques de Kagame, devant des millions de Rwandais: Le Rwanda n’a rien demandé à la France et ne demandera rien. Toute affirmation contraire est fantaisiste.

    Jeune Afrique « Louise Mushikiwabo : « L’espace francophone n’est pas mis en quarantaine au Rwanda » 24 septembre 2018 à 17h18 | Par Mehdi Ba

    Jeune Afrique : Votre candidature à la tête de l’OIF a surpris. Confirmez-vous qu’elle a été inspirée par l’Élysée et que la proposition vous a d’abord été soumise par l’intermédiaire d’émissaires africains, notamment la diplomatie marocaine ?

    Louise Mushikiwabo : Le principe de cette candidature a effectivement été d’abord discuté avec des pays amis, que je préfère ne pas citer, puis avec la France. J’ai pris le temps d’en parler avec le président Kagame et avec des collègues du gouvernement, et il nous a semblé que ce n’était pas une mauvaise idée.

    Comment les autorités rwandaises ont-elles réagi en apprenant qu’Emmanuel Macron souhaitait vous voir confier les clés de l’OIF ?
    Avec un mélange de surprise et de plaisir. Car pendant longtemps, la Francophonie a été associée à la France, avec laquelle nous avons, comme chacun sait, des relations très compliquées. »

    Il s’ensuit que les affirmations du Président Français est un mensonge flagrant qui n’honorent pas l’intéressé d’une part et constituent un mépris total à l’endroit des Rwandais et des Africains d’autre part.

    Ce qui est étonnant, hier le 3 octobre 2018, un ministre du gouvernement français Jean-Baptiste Lemoyne a, sans vergogne, osé reprendre sur une radio internationale qu’est RFI les mensonges du Président Français. Il ignore manifestement que RFI est écoutée par des millions d’Africains et que Jeune Afrique un journal de référence pour des millions d’Africains francophones. Pour justifier la création de la candidature à la tête de l’OIF et le soutien de celle-ci, le ministre français s’est fourvoyé dans les mensonges encore plus fragrants.
    En effet, il a dit que Kagame s’est engagé à abolir la loi interdisant l’usage du français dans tous les secteurs du Rwanda, aussi bien publics que privés. Dès lors que Kagame n’a rien demandé à la France et qu’il ne demandera rie, il ne pouvait et ne peut nullement s’engager verbalement à restaurer l’usage du français au Rwanda. Par ailleurs, le Rwanda vient de signer avec le Royaume Uni un accord de coopération portant le renforcement de la coopération culturelle entre les deux Etats à savoir le renforcement de l’enseignement de l’anglais dans les écoles rwandaises. Le prochain sommet du Commonwealth aura lieu ici à Kigali.
    Le même ministre a maladroitement dit que la création et le parrainage de la candidature de la ministre de Kagame par Macron, au nom de son pays, tient au fait que Kagame a libéré Ingabire et d’autres prisonniers politiques. Il semble manifestement ignorer que tous les dirigeants des FDU, parti politique d’Ingabir, croupissent en prison sans dossier. Qu’il est de même pour des milliers d’autres prisonniers politiques. En réalité, Kagame libéré conditionnellement plus deux mille prisonnier, parce qu’ils sont malades et coutent cher à l’Etat quant à leurs soins de base car ceux qui souffrent de lourdes pathologies ne sont pas soignés. Et, ils sont des milliers. ils meurent par manque soins. Quant à la libération d’Ingabire c’est une mise en scène manifeste et grotesque destinée aux étrangers et nullement aux Rwandais. Par ailleurs, il convient de préciser que celle-ci ne disposer de liberté d’aller et venir d’une part et de liberté d’expression d’autre part. Sur Kagame, champion en matière d’application de la parité, évoquée par le ministre français, il s’agit de la reproduction des formules passe partout lues dans les médias étrangers.
    Cette affirmation témoigne sa méconnaissance du Rwanda réel. En réalité, les chiffres sur le taux de la place des femmes au Rwanda est une mise en scène colportée à grande échelle pour prétendument prouver au monde que le Rwanda, sous la direction de Kagame bat le record en matière de promotion des femmes rwandaises. Sur l’ensemble de la population des femmes rwandaises, les femmes Hutu sont plus de 80 %. or, le constat est que sur l’ensemble des femmes qui occupent des postes de directions et subalternes, les taux des femmes tutsi est supérieur à 80 % et sont toutes membres du FPR. Ce fait est vérifiable. Il convient de préciser que tous les présidents des grandes institutions et plus de 85% des directeurs généraux et directeurs des ministères et entreprises publiques sont des Tutsi (femmes et hommes), le tout dans un Rwanda à plus de 80% Hutu. Par ailleurs la discrimination contre les Hutu est inscrite dans la constitution rwandaise, article 50.
    « Article 50: Le bien-être des nécessiteux rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi
    L’Etat, dans les limites de ses moyens et conformément à la loi, a le devoir d’entreprendre des actions spéciales visant le bien-être des nécessiteux rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi. »
    Ce qui est regrettable pour un ministre français, pour justifier la décision de Macron au bénéfice de la ministre de d’un Etat anglophone en droit et en fait, il a évoqué le cas du Canada, alors que le canada est un Etat fédéral , culturellement et historiquement différent du Rwanda, pays unitaire avec une seule et une seule langue nationale le Kinyarwanda et francophone de 1905 à la décision de Kagame d’enrôler les Rwandais dans l’anglophonie. Ce genre d’affirmation témoigne sa méconnaissance du Rwanda en l’occurrence. Pour les maître du Rwanda et les étrangers ignorants comme le ministre français et Macron, les femmes rwandaises sont réduites aux seules femmes tutsi. Le Rwanda de Kagame est le seul pays africain où l’apartheid est notoire et non dénoncé.
    Sur la candidature de la ministre de Kagame, il s’agit d’un cas sui generis dans les annales des organisations internationales. Un candidat au poste de Secrétaire Général sans CV complet c’est du jamais et restera unique.

    La candidature de Mushikiwabo au poste de Secrétaire Générale de l’OIF a surpris des Rwandais y compris ses collaborateurs directs.
    1/ Le Rwanda est, en droit en fait, un Etat anglophone :
    – Interdiction légale de l’usage du français au Rwanda et, peu importe les secteurs, le tout par décision unilatérale de Kagame; La candidate alors ministre du gouvernement Kagame a approuvé la décision de son patron et vilipendé publiquement la France et le français;
    – Destruction du Centre Culturel Français de Kagali sur ordre de Kagame;
    – Les jeunes Rwandais qui vont en France pour poursuivre leurs études supérieures doivent suivre obligatoirement le cours de français pendant un an et réussir le test final avant d’intégrer l’intégrer l’université;
    – Devant des millions de Rwandais, Kagame a exposé les raisons par lesquelles, par décision unilatérale et contraire à la constitution rwandaise en vigueur, il a fait enrôler les Rwandais et le Rwanda dans l’anglophonie : « le français est la langue des idiots alors que l’anglais est la langue de l’intelligence et des affaires. Par conséquent, la langue des idiots n’a pas de place au Rwanda »;
    – Des centaines d’enseignants francophones rwandais qui ont refusé de passer le test en anglais ou qui ont échoué à ce test ont été renvoyés sans aucune forme de procédure; les journalistes en l’occurrence qui ont critiqué la décision de Kagame sont dans les tombes, en prison et en exil pour les plus chanceux;
    – Dans la constitution rwandaise de 2003 révisée en 2015, le français a été placé en troisième position. Il est inexistant dans les documents officiels rwandais telle que la carte d’identité alors qu’il était en seconde position après notre langue maternelle, le Kinyarwanda dans la constitution de 2003 ; en mettant le français en troisième position, Kagame a entendu confirmer sa décision unilatérale d’interdire l’usage du français au Rwanda et partant confirmer que le Rwanda est anglophone et nullement francophone;
    – Il est interdit aux accusés rwandais d’assurer leur défense en français; Par contre, l’anglais a sa place dans les cours et tribunaux rwandais.
    2/ Devant des millions de Rwanda, Kagame a été limpide. Il a dit qu’il n’a jamais demandé quoi que ce soit au Président Français Macron. C’est bel et bien celui-ci qui lui a demandé de dire à sa ministre des Affaires Etrangères de candidater au poste de SG de l’OIF. Mushikiwabo l’a confirmé en détail lors d’un entretien avec Jeune Afrique. Si Macron veut éjecter Madame Jean et s’il a un respect à l’endroit des chefs d’Etats Francophones, il aurait pu au moins les consulter préalablement à sa décision et déclaration publiques quant à son soutien à la candidature de la ministre de Kagame. Par la décision unilatérale de Macron, l’OIF est un service public français dont il a discrétionnairement le pouvoir de nomme à sa tête qui il veut et comme il l’entend. Macron prouve son mépris non seulement à l’égard des Rwandais au premier chef mais également à l’endroit des chefs d’Etats africains francophones. In fine, l’OIF est un club régi par des combines, arrangements et magouilles en tous genres entre le Président Français et les kleptocrates africains, exécutants des décisions de leur maître;
    3/ Pour montrer que cette candidature n’émane pas de lui et encore moins de sa ministre mais du Président Français Macron, devant des journalistes du monde entier à Paris, Kagame s’est exprimé en anglais et nullement en français. Quiconque de bon sens ne peut comprendre comment un président d’un pays dit francophone dont un ministre, numéro deux de son régime au demeurant a candidaté au poste de Secrétaire Général de l’OIF s’est exprimé en anglais à côté de Macron. Sachant qu’il ne sait même pas ce que signifie l’OIF et encore moins la Francophonie, qui selon ses propres mots il y a quelques années devant des millions de Rwandais, sont des outils de domination et de continuation de la colonisation de la France à l’endroit des Africains francophones; Ce qui est inacceptable, selon Kagame. A contrario, il préfère paradoxalement la domination du Royaume Uni car l’anglais est la langue des affaires et de l’intelligence, selon le même Kagame; Il est enfin incompréhensible qu’un président d’un Etat dit francophone ne parle aucun mot en français;
    4/ Le même Kagame, conséquent avec lui-même, s’est adressé à ses pairs francophones en anglais pour leur demander le soutien de la candidature de sa ministre à la tête de l’OIF. Au sein de l’Union Africaine, il y un « principe dit de solidarité » qui veut que ces Etats doivent solidairement soutenir la candidature d’un citoyen d’un Etat membre au poste de direction d’une organisation internationale ou exprime solidairement une position commune face à une décision négative des Etats occidentaux à l’endroit un Etat membre. C’est en vertu de ce principe que Kagame a demandé ses pairs francophones de soutenir solidairement la candidature de sa ministre au poste de Secrétaire Général de l’OIF. Il semblerait que ces présidents africains lui ont donné leur accord.
    5/ Ce qui est gravissime, le CV complet permettant aux chefs d’Etats Africains de l’espace francophone ainsi qu’à Macron d’apprécier les compétences et les qualités de la candidate est inexistant sur la toile alors que celui de Madame Jean y est déjà depuis des années;
    Question que tout Africain ou tout homme rationnel peut raisonnablement se poser est la suivante. Si les Présidents Africains qui ont déclaré publiquement soutenir la candidature de la ministre de Kagame n’ont pas exécuté la décision du Président Français, Macron, dès lors qu’ils n’ont sûrement pas lu le CV complet de la candidate, sur quoi se sont-ils fondés pour apprécier la crédibilité et la solidité de la candidature de la ministre de Kagame ? Il est regrettable que les médias de leurs pays n’aient pas constaté et porté à la connaissance des publics de leurs pays ces énormités et incohérence.
    6/ La candidate de Macron a la nationalité américaine par naturalisation. Ce fait pourtant notoire n’est pas mentionné dans son dossier administratif dans son pays. Question : l’a-t-elle indiqué dans sa candidature et/ou les Présidents Africains qui soutiennent sa candidature en sont-ils au courant et le savent ?
    7/ Mushikiwabo est une lesbienne notoire. Le lesbianisme est une abomination dans les pays francophones en l’espèce de confession musulmane. Un musulman digne de ce nom ne peut pas serrer la main d’une lesbienne. Les présidents africains et Macron savent-ils qu’elle est lesbienne. Il est crié sur les toits qu’elle est mariée avec un américain ; En réalité, aucun Rwandais ne connaît les nom et prénom de son mari et encore moins sa couleur peau. Elle n’a pas d’enfant. A supposer qu’elle soit élue, son lesbianisme ne risque-t-il pas de porter gravement atteinte à ses missions quant à ses rapports avec les chefs d’Etats de confessions musulmane si bien entendu ils sont informés de ce fait ?
    8/ Sur Ses compétences: Les réponses de la candidate aux questions posées par un journaliste de l’AFP ont montré qu’elle a des connaissances approximatives, parcellaires et contradictoires relativement à l’OIF et à la Francophonie, qu’elle est excellente dans la reproduction des formules passepartout comme un perroquet, incompréhensible et linguistiquement sans structure. Elle est incapable de rédiger personnellement un discours en français structuré.
    9/ Son programme est la transformation de l’OIF en OIM car dans son prétendu programme innovant, l’immigration occupe une place significative. Le comble pour elle est que des milliers de Rwandais fuyant les conditions de vie difficiles au Rwanda et la sécheresse qui a frappé durement les paysans rwandais en particulier à l’Est du pays ont immigré vers les pays voisins à savoir l’Ouganda, la RDC et la Tanzanie. Pour éviter que le masque d’un gestionnaire exceptionnel de la chose publique en Afrique ne tombe, Kagame a refusé l’intervention du PAM pour secourir des milliers de paysans rwandais affamés et conséquemment en danger. Mushikiwabo numéro deux du gouvernement Kagame a approuvé la décision négative de son patron alors que c’est la vie des milliers de Rwandais qui était en jeu. Il s’ensuit qu’elle est responsable de plusieurs morts rwandais de faim et de soit en particulier les enfants et les personnes âgées. Ce fait est véridique et a été dénoncé sur la toile par des Rwandais de l’intérieur et de l’extérieur. Mushikiwabo entend cyniquement faire à l’OIF ce qu’elle n’a pas fait dans un pays s’agissant des migrants africains. Elle fait une confusion entre l’OIF et l’OMI. C’est une preuve supplémentaire qu’elle ne connait rien sur l’OIF et les missions du SG de celle-ci.
    10/ Dans les pays où elle est allée demander le soutien de sa candidature, au lieu de présenter publiquement son programme et démontrer les différences avec celui de Madame Jean. les trois quart de son temps ont été consacrés à la présentation de son patron et de son pays, les intérêts économiques qu’offre son pays pour les pays qui soutiendront sa candidature d’une part et chanter le même slogan à savoir tous les présidents africains qu’elle a rencontrés sont des amis et frères de Kagame d’autre part. Que celui qui a lu son programme même sommaire, hormis la reproduction (plagia manifeste) des extraits des déclarations et discours de Madame Jean, en produise quelques extraits.
    11/ La morale, l’éthique l’honneur, la probité et la dignité sont des mots qui, en tout état de cause, doivent avoir un sens profond chez tout(e) candidat(e) au poste de Secrétaire Général de l’OIF. S’agissant de la candidature de la ministre de Kagame, l’indécence a été dépassée de sorte que tout homme rationnel informé peut s’interroger sur la question de savoir dans quel monde nous vivons. En effet, les médias francophones écrivent depuis plusieurs que Mushikiwabo fait le tour du monde dans un JET PRIVE pour mener sa campagne mais ils n’informent pas les lecteurs sur – le propriétaire de ce Jet et qui finance ses voyages sur les quatre coins du monde. Sur le Jet, des informations documentées et objectivement commentées sont sur la toile TFR INFO de Ndagijimana, Veritas info etc. Qui est propriétaire de ce Jet et finance les voyages de Mushikiwabo ? Voici a Vérité accablante pour Mushikiwabo mais ignorée soit volontairement soit sciemment par les médias francophones africaines et canadiens.
    1- Kagame a volé cent millions de dollars US dans la caisse de l’Etat Rwandais pour acquérir deux JETS en Afrique, soit 50 millions de dollars US la pièce. Ces deux avions sont immatriculés non pas au Rwanda mais à l’étranger. Kagame, président du Rwanda, patron de Mushikiwabo est bel et bien le propriétaire de ces Jets.

    2- Lors que des centaines de voyages depuis leur acquisition y compris pour aller assister aux matchs de football en Europe ou lorsque son épouse veut aller faires des courses aux USA ou en Europe ou lorsque sa fille veut aller voir son petit copain qui réside aux USA, Kagame loue ses Jets à l’Etat Rwandais.

    3- C’est bien lui qui fixe le montant du loyer par l’heure et nullement forfaitaire. Le montant du loyer est viré par le Rwanda sur son compte ouvert dans un paradis fiscal dont il est un de grands clients.

    4- Kagame a mis un de ses deux Jets à la disposition de sa ministre, Mushikiwabo. Il le loue au Rwanda en contrepartie d’un loyer dont le montant est viré sur son compte.

    Il résulte de ces faits établis que le Jet privé évoqué par les médias est un de deux Jets que Kagame a acquis en Afrique du Sud à cent millions de dollars US volés impunément dans la caisse de l’Etat Rwandais.

    Ce sont les Rwandais qui prennent intégralement en charge les voyages, le loyer du Jet et les frais de séjours de Mishikiwabo dans ses voyages sur tous les continents.

    Mushukiwabo sait que cet avion que Kagame a mis à sa disposition pour mener sa campagne a été acheté avec des deniers publics détournés en flagrance par Kagame. Le journaliste qui a porté à la connaissance des Rwandais ce détournement de cent millions de dollars US par Kagame, dit président du Rwanda et en toute impunité est dans la tombe. Mushikiwabo a approuvé son assassinat devant des milliers de Rwandais.

    C’est donc un fait établi que Mushikiwabo est directement impliquée dans les détournements massifs de deniers publics dans son pays, le Rwanda dont le détournement de cent millions de dollars US par Kagame. Elle l’est également dans le détournement de plusieurs millions de dollars US payés par le Rwanda dans ses tours du monde évoqués par les médias francophones. Ces faits flagrants la disqualifient d’office au poste de SG de l’OIF. S’elle avait le sens de l’honneur et de dignité, le plus élémentaire, elle se serait définitivement éclipsée.
    Or, alors que ce fait entache gravement sa candidature et qu’il devait ou aurait dû conséquemment être porté à la connaissance des publics francophones, les mêmes médias ont observé ou observent le silence de tombeau. Ce fait est inimaginable voire impensable en France ou dans tout Etat dit démocratique. Pourtant Macron, parrain en chef de la candidate rwando-américaine le sait et a accepté ce qui est inconcevable dans son pays. C’est le monde à l’envers. Sa décision constitue un mépris flagrant à l’endroit des Rwandais en particulier. Le régime rwandais dont la candidate de Macron est un régime notoirement despotique et sanguinaire. Il ne partage aucune des valeurs portées par l’OIF. Elle la voix du régime et directement impliquée dans les assassinats des opposants politiques rwandais à l’étranger. En effet, c’est elle qui gère un fonds spécial de plusieurs millions de dollars US dédié aux missions des escadrons de la mort opérées à l’étranger contre les opposants politiques au régime Kagame. Avant, pendant et après leurs missions, les escadrons de la mort du régime sont pris en charge par les ambassadeurs accrédités dans les pays où résident les cibles ( voir Veritas Info en français, TFR Info de Ndagijimana JMV, les déclarations d’un responsable du service de renseignement belge sur l’existence de ces escadrons de la mort en Belgique, les déclarations de Judi Rever menacée de mort part Kagame et sa ministre dont la commission d’apologie du crime contre les opposants politiques est une de ses hautes spécialités.

    Veuillez trouver ci-après les documents corroborant mes affirmations. Celles-ci sont vérifiables et de notoriété publique.

    Outre qu’intellectuellement, elle n’arrive pas à la cheville de Madame Michaëlle Jean, Mushikiwabo est incapable de rédiger un discours en français structuré ou de rédiger une note de synthèse sur un sujet portant notamment sur la politique internationale du Rwanda ou de répondre précisément aux questions posées par les journalistes sans divaguer ( voir ses réponses absconses et contradictoires aux questions posées par un journaliste d’AFP sur son prétendu programme).

    J’ai désespérément cherché le CV complet de la candidate de Macron. Si vous l’avez trouvé et lu, je vous serais reconnaissant de me l’envoyer à l’adresse ci-dessus indiquée. Une candidate à la tête de l’OIF sans CV complet et sans critique c’est sui generis alors que même un manutentionnaire, pour décrocher un job, doit impérativement présenter un CV complet. Le fait qu’elle soit parrainée et soutenue par Macron , Mushikiwabo est sans vergogne dispensée à produire son CV complet. Face à ce fait invraisemblable qui dépasse tout entendement, les médias canadiens et africains francophones observent le silence de tombeau. La question est de savoir: pourquoi?

    Pourquoi Macron veut la tête de Madame Michaëlle Jean alors qu’elle a fait un bon travail reconnu comme tel par les peuples de l’espace francophone et que son niveau intellectuel est incomparable avec celui de l’autodidacte qu’est la ministre de Kagame ( voir les discours improvisés de celle-ci)?

    Selon le ministre Lemoyne dans ses déclarations d’aujourd’hui sur RFI, le jeu est déjà fait. Candidate créée et soutenue par Macron, Mushikiwabo est désormais Secrétaire Général de l’OIF. Dans ces conditions, le Sommet d’Erevan ne sera alors qu’une mise en scène folklorique. Pourquoi alors dépensé des millions de dollars pour cette mise en scène, alors suffirait que Macron envoie un avion à sa candidate pour l’installer à la tête de l’OIF comme à l’époque où les Présidents français faisaient et défaisaient les Présidents africains à partir de la France.
    Tous les faits ci-dessus évoqués sont vérifiables quant à leur effectivité. Il ne s’agit d’une invention ou de spéculations. Ou sont les médias pour dénoncer la décision inique de Macron et les méfaits de l’intéressée ci-dessus mentionnés? Ces méfaits qui sont de notoriété publique ici au Rwanda, l’excluent d’office à tout poste à vocation internationale et encore moins à celui de direction de l’OIF.

  2. Questions:
    1- Pourquoi Macron veut la tête de Madame Michaëlle Jean alors qu’elle a fait un travail remarquable d’une part et la remplacer par une personne qui ne lui arrive même pas à la cheville et sans CV complet et anglophone d’autre part?

    2- Où trouver le CV complet de Mushikiwabo Louise, candidate au poste de Secrétaire Général de l’OIF?

    3- Pourquoi a-t-il menti en affirmant que ce sont les Présidents Africains Francophones qui lui ont demandé de soutenir la candidature de la ministre de Kagame alors que c’est bien lui qui l’a créée?

    4- Pourquoi et comment les présidents africains se sont-ils engagés à soutenir la candidature d’une personne sans lire préalablement son CV complet comme l’exige le bon sens élémentaire? Que reprochent-ils à Madame Jean?

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