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Le pouvoir politique en Algérie et le droit de la société civile

Crédit photo: Reuters

En entamant une discussion, à propos du soulèvement populaire et la marche des citoyens et citoyennes en Algérie contre le 5eme mandat du président Abdelaziz Bouteflika, un compatriote m’a poussé à réfléchir.

Je suis resté pantois et perplexe face à ses propos: pour lui, pourquoi faire tout un boucan et manifester pour obliger la mafia politico-économique à céder le pouvoir? Il ne le dit pas par sympathie au régime, mais parce que selon lui quel serait cet homme charismatique, assez fort pour gouverner et relever les grands défis.
Les gens qui détiennent le vrai pouvoir en Algérie ont pu avec le temps et ce, depuis le 5 juillet 1962 (date de l’indépendance) incruster cette idée dans le conscient et le subconscient de la population quel que soit son âge: des gens de différentes générations, différents sexes, voir même différents niveaux académiques et intellectuels.

Tout cela pour se mettre à l’évidence de l’inexistence de solutions et pouvoir se débarrasser des dinosaures qui s’accrochent au pouvoir et se refont une virginité à chaque ouragan, à chaque typhon qui risquent de les déraciner et les projeter dans la poubelle de l’histoire.

Oui, on ne connaît pas encore qui sera ce sauveur. D’où sortira-t-il? Qu’elle sera son programme?
On ne sait pas non plus, s’il réussira dans sa tâche, s’il n’y aura pas de risque qu’il prenne goût au pouvoir et emprunte le même chemin que ses prédécesseurs.

Une chose est certaine: on a le devoir d’essayer, la responsabilité historique et citoyenne de mettre tout en œuvre pour effectuer le changement maintenant tant que nous avons le vent en poupe. La liberté a un prix et la démocratie se mérite.

Par Abdellah Merani

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