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Gabon / Le SYSTEME-BONGO attise la violence à l’Université de Libreville !

A observer les problèmes récurrents de l’inénarrable Université de Libreville (une Université à débaptiser au moment favorable, car il y a trop d’édifices au Gabon affublés du non de feu le Président Omar BONGO ONDIMBA, que la paix du repos éternel soit sur lui) démontrent à souhait que le Gabon, après un demi-siècle de pouvoir du Parti Démocratique Gabonais, est devenu un tombeau des intelligences enfouies. Notre pays est comme encerclé par une double obscurité : celle du mal (symbolisé par la permanence des crimes rituels) et celle de l’ignorance entretenue par le pouvoir gabonais.

Le malaise qui gangrène le secteur de l’enseignement au Gabon

Je me suis mêlé récemment des problèmes de l’éducation nationale (les 2500 exclus du BAC 2013 et les bacheliers 2013/2014 privés de bourse) pour une raison très simple : Noureddine BONGO ONDIMBA le fils de l’autre, qui a l’honneur de faire ses classes à Londres dans une institution royale, ne doit plus être le seul enfant du Gabon à pouvoir bénéficier d’une éducation digne de ce nom, car le savoir est un droit et la recherche est un investissement pour l’avenir d’un Gabon pour tous (en effet). Le problème de ceux qui gouvernent le Gabon se résume à un raisonnement primitif : Moi d’abord, ma famille ensuite et si possible mon clan ! Les jeunes qui pensent qu’il suffit encore de nos jours d’adhérer au PDG (Parti Etat) et d’adopter un comportement décadent pour assurer ses arrières, sont en train de s’apercevoir que ce sont là « des chemins qui ne mènent nulle part ».

Le malaise qui gangrène le secteur de l’enseignement au Gabon est beaucoup plus profond que le « mal paiement des bourses ». Il ne se passe plus une seule année sans que des troubles comme ceux que l’on constate depuis plusieurs jours à l’Université de Libreville, ne viennent fragiliser l’équilibre précaire des enseignements délivrés. Ce sont essentiellement les couches populaires qui sont frappées par le malaise à l’Université. S’il fallait une preuve supplémentaire de l’incapacité d’Ali BONGO ONDIMBA de régler les problèmes sociaux du Gabon, on en a la preuve manifeste tous les jours dans le secteur de l’enseignement.

Le Pouvoir gabonais a le beau rôle lorsqu’il se réfugie derrière une « politisation » du principal campus gabonais pour se dédouaner. Mais enfin ! S’il n’y a pas de « conscience politique » chez les étudiants, il y a de quoi se demander si celle-ci surgirait de nos villages ou de nos bidonvilles !? C’est bien parce que ceux qui voient leur avenir hypothéqué par la nullité de nos dirigeants, ne veulent pas se résigner que nous avons des manifestations régulières réprimées par les « forces de sécurité ». Que cela arrange l’opposition politique n’est pas une invraisemblance en soi. Le pouvoir gabonais téléguide bien des responsables étudiants pour qu’ils aillent s’exprimer à l’aide de slogans et de raccourcis pro’ pouvoir gabonais, dans les médias d’état.

  1. 2.     L’intelligence globale des Gabonais est incompatible avec le SYSTEME-BONGO-PDG

Le pouvoir gabonais pense que les petits jeux de chaises musicales qui consistent à remplacer untel recteur par le professeur Marc-Louis ROPIVIA et demain ROPIVIA par Daniel IDIATA ou Dame NGOU sont la solution. Il a du mal à comprendre que le pays ne veut plus de ce pouvoir, que ce système est à bout de souffle, que l’intelligence globale des Gabonais est incompatible avec le SYSTEME-BONGO-PDG …etc. Ce faisant, il pousse tout le monde à se radicaliser petit à petit et la militarisation excessive du débat national n’impressionnera pas toujours les citoyens.

En réalité, le SYSTEME BONGO-PDG doit être démantelé et certains ont sans doute raison d’abandonner le TITANIC qui est en train de couler. Nous savons tout de leurs responsabilités dans ce qui s’est passé et il ne nous sera pas facile de pardonner aux gens de mauvaise volonté. Le pays a besoin d’une « révolution systémique ». C’est du SYSTEME BONGO-PDG dont les gens ne veulent plus désormais. Ils sont en train de comprendre que l’homme ou la femme providentielle qui va libérer le Gabon est peut-être une pure vue de l’esprit. Nous n’avons plus besoin d’êtres providentiels au Gabon, nous voulons un changement de système qui est d’abord le fait de nous-mêmes et non d’un montage politicien.

Qu’il y ait un problème de niveaux à l’Université de Libreville est peut-être un fait objectif. Que le crash du niveau intellectuel des jeunes Gabonais qui n’ont pas eu l’opportunité de sortir du pays ou de bénéficier de certains enseignements dans de grandes écoles soit un constat indiscutable, c’est évident ! Mais la faute à qui ? C’est la mal gouvernance de l’Etat gabonais qui est responsable de l’effondrement relatif des intellects. La jeunesse a besoin d’être relevée et non d’être écrasée, les élèves et les étudiants sont dans l’urgence de trouver la lumière sous un ciel gabonais ou rien ne luit.

La pollution des esprits et des cœurs a atteint un niveau record et l’atmosphère est devenue par trop irrespirable. Ali BONGO ONDIMBA doit laisser le pouvoir et son parti doit être quasiment démantelé si l’on veut relancer un NOUVEL ESPOIR non seulement à l’Université mais dans tout le pays. La tâche est immense mais non désespérée. Ma conviction est celle-ci : un NOUVEL ESPOIR est encore possible au Gabon mais aucune personne ayant été « élevée » au biberon du Parti Démocratique Gabonais (PDG) ne pourra accomplir cette tâche. Pourquoi ? Parce qu’il faut des idées nouvelles, une très grande détermination, de l’énergie, une VISION CLAIRE mais surtout une VOLONTE DE FER pour ramener le pays sur le droit chemin.

Bruno Ben MOUBAMBA de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) (avec Mediapart)

bruno@moubamba.com

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