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Algérie: le 5eme mandat d’Abdelaziz Bouteflika et le sursaut populaire

Manifestations contre le 5eme mandat du président algérien Abdelaziz Bouteflika

Comment ne pas intervenir et écrire pour immortaliser le sursaut des algériennes et des algériens ce vendredi 22 février qui brisent le silence et s’affranchissent de leur peur de leurs hésitations de leurs démons qui les hantaient depuis le soulèvement populaire du 5 octobre 1988 et surtout après la tragédie de la décennie noire due au terrorisme des intégristes de tout bord.

Tout le monde savait que le peuple aller se révolter y compris les gens du système, raison pour laquelle toutes les grandes villes sont quadrillées par des casernes des unités d’intervention anti-émeutes de la police et/ou de la gendarmerie. Des jeunes qui ont renforcé les rangs de ses 2 corps de sécurité par nécessité pour travailler et gagner leur vie et pouvoir aider leur famille et avoir la chance de fonder une famille comme les gens ordinaires.

Le pouvoir a tout mis en œuvre pour appauvrir ces gens-là; en sabotant le système éducatif ,en fermant les portes des établissements de formation professionnelle dans leur visage en limitant le nombre de candidats, en exigeant d’eux au minimum un niveau de scolarité dont la plupart ne disposent pas. Il reste alors le chômage ou s’engager à contre cœur dans l’armée, la gendarmerie pour ceux qui ont atteint le niveau terminal et la police anti-émeutes pour qui ont un niveau de scolarité inférieur. Ce qui permet aux gens du pouvoir de mieux les manipuler et les utiliser comme bouclier et comme matraque contre tous ceux qui oseront revendiquer quoique ce soit, contre ceux qui voudront manifester sur la place publique pour revendiquer ou pour dénoncer ou pour s’opposer.

En regardant les différentes chaines européennes, dont les chaines publiques ou privées françaises vous aurez constaté l’ampleur de la contestation populaire à travers toutes les grandes villes algériennes. Des jeunes pour la plupart qui crient haut et fort leur dégoût du système en place, leur refus inconditionnel de la candidature du Président malade pour briguer un cinquième mandat. Ce qui est frappant dans les différentes marches à travers tout le territoire algérien est la parfaite synchronisation, juste après la prière du vendredi. Une marche bien organisée, très bien encadrée par des jeunes pour que tout se passe dans le calme et dans le respect des lois; ni casse, ni scènes de vandalisme ni affrontements avec la police ou les gendarmes.

Une chose est certaine les forces de l’ordre n’ont pas reçu des instructions pour empêcher les marches sauf dans certains cas comme quand les manifestants à Alger se sont dirigés vers le « palais d’El-Mouradia », le palais présidentiel, les brigades anti-émeutes ont usé alors des bombes lacrymogènes pour les disperser.

Les manifestants se donnent rendez-vous encore une fois le vendredi 1 mars pour une autre manifestation pour faire écouter leur voix encore et encore jusqu’à ce que le président malade abandonne l’idée de participer au vote autant candidat et quitter le palais et céder la place à celui qui sera désigné par les urnes d’une façon démocratique …

Par Abdellah Merani

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