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6eme édition de la soirée-bénéfice de l’ODIP : « Le développement, c’est l’autre nom de la paix »

Soirée - bénéfice du Burundi à la ville de Mont Saint Hilaire dans la région de Montérégie, mai 2018
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L’Organisation pour le développement intégral de la personne (ODIP), un organisme sans but lucratif à vocation humanitaire fondé en 2010, a organisé la 6eme édition de la soirée bénéfice ayant pour but le financement du projet de construction du moulin pour les femmes du village de Gisarwa (Burundi).

La soirée s’est tenue à la Ville de Mont-Saint-Hilaire en présence de nombreux représentants des milieu politique et des affaires, tels que le maire de la même ville, M. Yves Corriveau, le consul honoraire du Burundi pour la région de Montréal-Québec M. Francois-Xavier Pinte, le chargé d’Affaires de l’ambassade du Burundi au Canada M. Emmanuel Niyonzima, le président de l’ODIP M. Elie Nahimana, la mairesse de Montréal Nord Mme Christine Black, la députée de Bourassa-Sauvé Mme Rita de Santis, ainsi que plusieurs membres de la communauté burundaise.
 
Le projet de construction du moulin a débuté en 2014. Grâce aux levées des fonds durant les trois premières années, le terrain a été acheté, mais le projet a été retardé suite à la recherche d’une solution moins polluante pour l’environnement et la population locale. Selon M. Elie Nahimana, l’objectif visé par l’ODIP est notamment de faire fonctionner le moulin par l’énergie provenant des panneaux solaires.

D’ailleurs, l’urgence du projet est justifiée par les risques de santé que courent les villageois consommant les produits à base de manioc et d’autres grains dont la farine est souvent mélangée au moulin avec le sable de l’adobe utilisé dans la construction des bâtiments.

Apres les allocutions officielles sur les activites de l’ODIP, M. Henry Hoppe, enseignant de l’UQAM, a présenté les enjeux de l’action humanitaire en Afrique. Il a évoqué les risques de l’aide humanitaire provenant de l’étranger qui peut avoir des impacts néfastes sur le développement économique nationale, notamment, élargir l’écart entre les riches et les pauvres, stimuler la corruption et empêcher la promotion des commerces locaux. Mme Rita de Santis a approfondi le sujet dans son discours nommé « Comment donner l’espoir à ces femmes et ces jeunes dans le besoin sans qu’ils risquent leur vie en traversant des Mers et Océans ». La soirée était également animée par le groupe de danse traditionnelle burundaise AKIWACU.

Le prochain projet de l’ODIP sera la construction de l’école professionnelle pour la transformation et la conservation des aliments qui pourra aider les jeunes défavorisés dans les milieux ruraux en leur apprenant des métiers de l’agriculture et de l’élevage qui représentent le fondement de l’économie nationale.

Les deux projets de l’ODIP ont été jugés très favorables par le Gouvernement du Burundi qui lui a décerné le statut de l’ONG en 2016.

Par V. Lim

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